Si le Seigneur n’avait pas tant d’amour
50 Barfleur Si le Seigneur n’avait pas tant d’amour et une patience infinie pour le genre humain, aurait-il enduré nos grandes offenses, se serait-il incarné, se serait-il voué aux souffrances et à la mort pour nous sauver, nous aurait-il accordé son corps et son sang très purs, que les anges contemplent avec effroi et frémissement ? Aurait-il daigné nous délivrer un nombre infini de fois de nos péchés et de la mort spirituelle ? Il aurait dit plutôt : Reste en proie aux tourments, puisque tu es si mauvais, je cesserai de te délivrer, t’ayant déjà délivré tant de fois. Jean de Cronstadt Ma vie en Jésus-Christ Ch. I