64 Lagor Ô Toi, vendu et trahi, ô Toi qui t’es livré volontairement à ceux qui Te cherchaient, ô Toi qui savais tout ce qui T’attendait, on T’a lié, Toi le Seigneur inaccessible aux chérubins et aux séraphins, on T’a jugé, Toi le juge des vivants et des morts ! On T’a outragé, déshonoré, on a craché sur Ton saint visage que les anges n’osent regarder, on T’a souffleté et jugé, on a proclamé que Tu méritais la mort, Toi la vie de tous ! On T’a préféré un brigand et un meurtrier, Fils de Dieu, Toi seul bon et seul juste. Le peuple a crié : fais mourir Celui-ci et relâche-nous Barabbas ! Crucifie-le ! Crucifie-Le ! Quel miracle, quelle horreur, quel acte inouï ! Conduire l’Immortel en dehors de la ville comme un condamné, pour Le pendre entre deux malfaiteurs et Le mettre à mort ! Après T’avoir suspendu sur la Croix, on a blasphémé et hoché la tête, Te donnant du fiel pour nourriture, du vinaigre pour étancher Ta soif. On a percé Tes mains et Tes pieds, compté tous Tes os ! Mort, on T’a t...