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Affichage des articles du mars, 2016

«No me mueve, mi Dios, para quererte»

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35 Lassy  Pour vous aimer, grand Dieu, je ne suis pas touché du ciel que vous m'avez promis en récompense ; ni de l'enfer si craint en peine du péché, pour cesser envers vous tout crime et toute offense.  Je suis touché, Seigneur, de vous voir sur la croix, cloué, percé, brisé, tout couvert de blessures ; vos meurtriers endurcis et sourds a votre voix, en vous faisant mourir, vous accabler d'injures.  N'y eut-il point de ciel, oui je vous aimerais : n'y eut-il point d'enfer, pas moins je vous craindrais : tant vôtre amour me touche, et si fort je l'estime. Pour être aimé de moi, vous ne me devez rien : car quant je n'aurais pas tout l'espoir qui m'anime,  je ne vous aimerais pas moins ; je le sens bien. Pour la plus grande gloire de Dieu : ainsi soit-il. Original espagnol, chef d’œuvre de la littérature mystique espagnole ( Seconde moitié du XVIº siècle) : No me mueve, mi Dios, para quererte e...

Le Crucifié ; c’est la « Chaire de Dieu »

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35 Le Bois Héry  La manière d’agir de Dieu peut nous sembler si lointaine ; lui, il s’est anéanti pour nous, alors que même nous oublier un peu nous-mêmes nous paraît difficile. Il vient nous sauver ; nous sommes appelés à choisir sa route : la route du service, du don, de l’oubli de soi. Puissions-nous emprunter cette route en nous arrêtant ces jours-ci pour regarder le Crucifié ; c’est la « Chaire de Dieu ». Je vous invite à regarder cette semaine cette « Chaire de Dieu », pour apprendre l’amour humble qui sauve et qui donne la vie, pour renoncer à l’égoïsme, à la recherche du pouvoir et de la renommée. Par son humiliation, Jésus nous invite à marcher sur sa route. Tournons le regard vers lui, demandons la grâce de comprendre au moins quelque chose de ce mystère de son anéantissement pour nous ; ainsi, en silence, contemplons le mystère de cette Semaine. Pape François Homélie du Dimanche des Rameaux 2016

Le Maître étreint Sa croix. (Sonnet de Christian de Miomandre)

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35 Bain de Bretagne La Croix Avec un grand oubli des choses du passé Dont je ne connais rien, j'ai repris mon calvaire Simplement, humblement, et n'ai pu que me taire En regardant Jésus là-haut toujours dressé. Lorsque le soir descend sur les monts, harassé, Je me prends à songer au fond d'un sanctuaire, Hoquetant de chagrin avec un vieux rosaire, Compagnon de souffrance entre mes doigts pressé. Le vent d'hiver soufflant par les fentes du porche Éteint la lampe d'or en rafale et m'écorche Les pieds nus de sa dent agrippante de froid. Puis, je m'en vais, plus vieux, courbant plus fort la tête Vers le dernier Sommet où, battu des tempêtes, Pantelant et mourant, le Maître étreint Sa croix. Christian de Miomandre Passion, 1949

O croix précieuse, enrichie ...

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32  Caussens d'Armagnac "O croix précieuse, enrichie du prix de mon salut, le corps et le sang de mon Sauveur Jésus-Christ Attirez vers vous tous les désirs et les affections de mon cœur !" D'un chant légué par Anne Boivent Fondatrice des Sœurs du Christ Rédempteur

Enflamme-le puissamment

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32 Mas d’Auvignon  Tire-moi donc après toi ô sainte Croix allume sans cesse mon cœur  enflamme-le puissamment afin que ma pensée jamais ne se sépare de toi. Et toi, ô bon Jésus, illumine les yeux de mon âme a fin que je sache te contempler en la Croix   et que non seulement je considère les douleurs que tu y as souffertes pour en avoir compassion mais encore les exemples des vertus merveilleuses que tu m'as découvertes pour les imiter. Fray Luis de Granada

Accomplir des prodiges

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32 Saint Puy Représente-toi, ô mon âme, le bâton de Moïse, frappant la mer et solidifiant sa profondeur, figurant ainsi la Divine Croix, par laquelle tu pourras aussi accomplir des prodiges. Grand Canon de St André de Crète  

Poème d'André Liberati (2)

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32 Mas d’Auvignon Le Dieu qu'on gifle et qu'on malmène, C'est le Dieu d'amour qui me traîne Où je ne voudrais pas aller. Je vois toujours le sang couler, J'entends le cri du Dieu qu'on tue. Comment échapper à sa vue ? J'ai crucifié le Dieu vivant, J'ai peur du Dieu pauvre et sanglant, S'écrie le centurion qui tremble. J'ai peur du Dieu qui me ressemble. Le ciel est noir, le sol se fend, Les morts se mêlent aux vivants. Est-ce le jour de la colère ? Tout va-t-il tomber en poussière ? Si Jésus tremble à son trépas, Comment ne tremblerais-tu pas? C'est la peur qui te purifie, Son amour qui te crucifie  À ses côtés comme un voleur. Réfugie-toi dans sa douleur. Dans sa plaie à son flanc béante. Cache-toi dans sa plaie sanglante.   André Liberati