 |
11 Villarzel-Cabardès
|
En conséquence, si nous aussi, en naissant à nouveau par l'eau et
l'Esprit, d'une naissance analogue à celle du Christ, sommes devenus les
frères du Seigneur, qui, par nous, devient Lui-même l'aîné d'une
multitude de frères, il serait logique de faire apparaître notre parenté
légitime avec Lui par l'empreinte que porterait notre vie, où la forme
du premier-né de la création serait représentée. Or, quelle est
l'empreinte caractéristique de sa forme, d'après l'enseignement que nous
avons reçu de l' Écriture? Nous l'avons souvent mentionnée: "Il n'a pas
commis de péché et on n'a point trouvé d'artifice sur ses lèvres". Si
donc, nous nous destinons à prendre le nom de frères de Celui qui fut le
pionnier de notre régénération, l'innocence de notre vie confirmera
notre parenté avec Lui sans qu'aucune souillure ne nous sépare de
l'union avec la pureté. Mais notre Aîné est aussi la Justice, la
Sainteté, l'Amour, la Rédemption et les autres attributs de ce genre. Si
donc notre vie présente à son tour de telles empreintes, nous
fournirons des marques visibles de la noblesse de notre race, en sorte
que celui qui les remarque dans notre vie, vienne à témoigner en notre
faveur de notre fraternité avec le Christ. Grégoire de Nysse
Lettre à Olympios, touchant la Perfection
Commentaires
Enregistrer un commentaire
"Ce blog enrichit-il votre regard sur ce patrimoine ? Dites-le nous."