Vous qui versez des pleurs, je vous consolerai
| Ohnenheim |
Vierge sainte pourquoi tandis que tu t’inclines
Vers le berceau du Fils qui s’éveille à ta voix
Tes yeux sont-ils plaintifs et sur ses mains divines
Des pleurs mal retenus tombent-ils quelquefois ?
Dans l’avenir lointain peut-être tu devines
Le Golgotha sinistre et peut être tu vois
Cet enfant au front calme, aux lèvres purpurines
Pâle, entre deux larrons, cloué sur une croix.
Élève tes regards vers un ciel plus prospère,
Ô vierge, et tu verras le trône révéré
Où ton Fils doit s’asseoir à la droite du Père,
Le trône où retentit déjà ce mot sacré :
Venez à moi vous tous dont le cœur désespère,
Vous qui versez des pleurs, je vous consolerai.
Prosper Blanchemain Poésies. P. 58
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