C'est cet innocent agneau dès l’origine du monde qui est venu effacer les péchés ✎
| 46 Limogne-en-Quercy |
Or c'est cet innocent agneau dès l'origine du monde qui est venu effacer les péchés du monde : Agnus occisus ab origine mundi, Apoc XIII, 8 ; c'est-à-dire toujours présent et dans le temps et dans l'éternité aux yeux de Dieu ; au mérite et à la mort duquel il a toujours accordé et accordera toujours toutes les grâces qu'il a jamais faites et qu'il fera jamais aux hommes. Et pour mieux comprendre cette vérité capitale de notre religion il n'y a, dit saint Augustin, qu'à bien distinguer ces quatre choses : l'oblation du sacrifice, la prédiction et les figures du sacrifice, l'imitation et les fausses copies du sacrifice, la continuation et la mémoire du sacrifice. L'oblation du sacrifice de l'Agneau s'est faite sur l'autel de la croix où le Fils de Dieu a versé son sang et a été immolé en odeur de suavité à son divin Père. C'est à cette unique oblation que se rapportaient toutes les oblations et tous les sacrifices de la loi ancienne qui n'en étaient que les prédictions et les figures, sacrifices que le précepte de Dieu avait multipliés à l'infini parce qu'il en fallait une infinité pour expliquer les différents caractères et les vertus infinies de celui-ci.
Charles Le Bourg de Monmorel
Sermon IV, Sur le Saint Sacrifice de la Messe
Migne, Collection intégrale des Auteurs Sacrés, p. 506
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