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| 09 Argein |
… il guérissait leurs malades, il guérissait les sourds et les muets, il rendait la vue aux aveugles, il ressuscitait les morts et il passait en faisant partout le bien. Enfin, sa charité parut atteindre son apogée de perfection quand, sur la croix, au milieu d’intolérables douleurs, livré aux dernières angoisses par la conjuration sanguinaire des envieux, il oublia ses douleurs et ses blessures pour supplier avec larmes son Père de leur pardonner, pour offrir son sang en prix de la rédemption et de la rémission de cet horrible crime qui leur avait fait verser ce sang innocent. Il semble qu’il eût dû demander vengeance contre les envieux qui l’avaient répandu avec tant d’atrocité, tout comme le sang d’Abel demanda vengeance contre l’envieux Caïn, pénétrant jusqu’au ciel pour crier vengeance. Au contraire le sang de Jésus Christ émet un cri nouveau : il demande grâce et miséricorde.
Jacques Marchant
Le candélabre mystique orné de sept lampes ..., Volume 5 Louis Vives, Paris, 1863, P. 357s
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