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| 30 Saint-Laurent-la-Vernède |
C'est vrai, conclut Charles, « nous oublions sans cesse le Christ, seul Nom
en qui nous pouvons être sauvés de l'absurde, de la captivité des éléments de
ce monde, de la fascination du néant, du vertige du mal pour le mal, et
finalement de la mort », avant d'ajouter : « La théologie de la Croix demeure
dans la théologie de la gloire. Le Christ ressuscité porte les stigmates de ses
blessures. Alors, cette pauvreté balbutiante, dont parle Bernanos, se réveille
sur l'épaule de Jésus-Christ, « l'homme qui était mort, mais qui est
ressuscité. L'homme qui, par ses douleurs, a pris sur lui nos douleurs et nos
péchés. Le séraphin crucifié que vit François d'Assise. L'homme-Dieu qui nous sauve
».
Fernand Colleye
Charles Mœller et l'Arbre de
la croix, Publibook, p. 566
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