Pourvu que nous demeurions au pied de la Croix avec l’admirable Vierge Mère de Dieu ✎
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Il profita ensuite de l'occasion pour les exhorter à considérer que Jésus Christ nous a rachetés en versant jusqu'à la dernière goutte de son sang précieux. Oh ! continua-t-il, si un jour il daignait nous introduire dans la cave de ce vin, dans le refuge de son côté, dans l'ouverture de son cœur et là, dans cette source ineffable, nous purifier, nous blanchir avec son glorieux sang !
Si après nous avoir purifiés et blanchis, il daignait allumer en nous le feu sacré de son très ardent amour et l'y entretenir de manière qu'il brûle toujours de flammes plus vives ! Oh oui ! s'écriait-il ensuite avec un accent à la fois plus ferme et plus tendre, il brûlera, il brûlera pourvu que nous demeurions au pied de la Croix avec l'admirable Vierge Mère de Dieu, toujours constante dans son amour, toujours ferme dans son martyre, nous efforçant de comprendre la douleur de ce cœur maternel quand elle offrit au Père céleste comme une hostie sainte son Fils unique le Christ Jésus afin de rendre la vie à ceux qui étaient morts par le péché. Que cette Mère divine nourrisse donc du lait de son sein et des larmes de ses yeux ceux que son Fils a bien voulu abreuver de son sang !
Laurent d'Aoste O.F.M. Cap., Le Bienheureux Laurent de Brindes, général des Frères Mineurs Capucins
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