Lorsque je sais que si mon Dieu est mort, c’est pour moi
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| 39 Patornay. Photo : JF |
Lorsque je sais que si mon Dieu est mort, c’est pour moi, que s’il a été brisé, c’est pour mes iniquités, que c’est par ses plaies que j’ai été guéri, lorsque je regarde mon Sauveur attaché à la Croix comme la victime qui s’offre pour l’expiation de mes péchés et qui me l’a méritée par sa mort, c’est alors que ma reconnaissance s’allume et m’enflamme. Lorsque, comme sainte Thérèse, je descends en esprit jusqu’au fonds des Enfers et que j’y remarque la place que j’y aurais occupée, les étangs de feu et de souffre où j’aurais été plongé et que je réfléchis que c’est mon Sauveur qui m’en a retiré par sa mort ; je ne puis que [m’écrier] comme cette sainte amante d’un Dieu […] : Je vous louerai mon Dieu de tout mon cœur et je glorifierai à jamais votre nom parce que votre miséricorde sur moi est grande, que vous m’avez tiré de l’Enfer le plus profond ! (Ps 85, 12-13)
Joseph Lambert
Instructions courtes et familières sur le Symbole... 3e année ..., Volume 2. P. 1134s

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