En présence de la croix il n’est plus possible de mettre en doute l’éternité des peines ✎
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C'est ensuite la justice dont l'office est de mesurer la punition à l'offense. Quel châtiment la faute de l'homme ne méritait-elle pas, à en juger par celui que la justice de Dieu impose à cette victime innocente et divine ? Il y a des hommes qui doutent de la sanction de la loi morale et qui rejettent la peine éternelle comme disproportionnée avec une transgression d'un moment. Que ces hommes-là viennent à la croix, qu'ils contemplent la victime qui expire entre ses bras et ils comprendront que Dieu lui-même en a jugé autrement. En présence de la croix il n'est plus possible de mettre en doute l'éternité des peines. La croix tranche la question et je ne crains pas de le dire : si la faute de l'homme n'eût mérité qu'un châtiment temporaire, Dieu eût dépassé la mesure en exigeant pour l'expier un supplice pareil. Il n'eût pas puni en juge mais en bourreau… C'est encore la miséricorde et l'amour : Dieu a tant estimé le monde qu'il a donné pour lui son Fils unique : Il m'a aimé, et s'est livré à la mort pour moi (Gal 2, 20)
Abbé J. Dourif
Des rapports du dogme et de la morale, p. 330
Paris, F. Stadler, 1858
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