Ce sang refait la terre arrosée des quatre fleuves, le Paradis
| 67 Marckolsheim |
À présent, au milieu du monde et dressée la croix du Christ. Ses bras vont vers le Nord et vers le Midi, comme elle va de son pied vers le centre de la terre et de sa tête vers la nue. Elle est le signe de la séparation et de la contradiction ; mais aussi, rayonnant sur l'univers, le signe de l'universel.
Le Christ tourne le dos à la cité Sainte des Juifs : il regarde Rome, l'Europe, l'Occident. De ses pieds, de ses mains, coule le sang, purificateur, ce sang de l'Agneau qui, du jardin souillé d'Adam, refait la terre arrosée des quatre fleuves, le Paradis. Est arrivé le moment qu'il a prédit : « Lorsque je serai élevé de terre, j'attirerai tout à moi.»
Henri Pourrat
La Bienheureuse Passion, chapitre 11. Jésus est cloué sur la croix. P 173
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