Venez à l’autel, vous le verrez, vous le toucherez
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| Inis Mór Îles d’Aran (Irlande). Photo : Ju F |
Jésus-Christ […] voulut, en montant dans la céleste Sion, nous laisser un gage de sa présence : c’est là qu’il veut que nous venions nous consoler de son absence sensible, c’est là que nous devons retrouver un souvenir plus vif de ses merveilles de sa doctrine de ses bienfaits de sa divine personne, c’est là que, sous des signes mystérieux, nous venons le voir naissant à Bethléem, élevé à Nazareth, conversant avec les hommes et parcourant les villes de la Judée faisant des signes et des prodiges que nul autre avant lui n’avait jamais faits, appelant à sa suite des disciples grossiers pour en faire les maîtres du monde, confondant l’hypocrisie des Pharisiens, annonçant le salut aux hommes, laissant partout des traces de sa puissance et de sa bonté, entrant en triomphe à Jérusalem, conduit sur le Calvaire, expirant sur une croix, vainqueur de la mort et de l’enfer, menant avec lui dans le ciel ceux qui étoient captifs comme les trophées de sa victoire et formant ensuite son Église par l’effusion de son esprit et l’abondance de ses dons, en un mot nous l’y retrouvons dans tous ses mystères. … vous mes Frères, venez à l’autel, vous le verrez, vous le toucherez, vous lui donnerez un saint baiser, vous l'arroserez de vos larmes et vos entrailles mêmes le porteront comme celles de Marie !
Jean Baptiste Massillon
Sermon pour le quatrième dimanche de l’Avent
Œuvres, Vol. 1,p. 72

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