Votre amour, tel qu’une flèche, a de telle sorte percé mon cœur

Ô amour ! ô feu ! ô flammes dont l’ardeur et les blessures embrasent et pénètrent de telle forte des cœurs qui paraissaient être de glace qu’ils sont tout changés en amour !
11 Peyrefitte-du-Razès

 Ô amour ! ô feu ! ô flammes dont l’ardeur et les blessures embrasent et pénètrent de telle forte des cœurs qui paraissaient être de glace qu’ils sont tout changés en amour ! que vous êtes doux et agréables ! C’est pour ce sujet, mon Sauveur, que vous êtes venu dans le monde et que, comme dit David, vous avez visité la terre, vous l’avez rendue féconde en l’enivrant de votre amour, vous l’avez comblée de richesses ! Ô Seigneur dont l’amour, la douceur, la bonté, la beauté et la clémence n’ont point de bornes, enivrez-nous, embrasez-nous, blessez-nous par ce vin si délicieux, ce feu si doux et ce dard si pénétrant de votre divin amour ! Votre croix est comme le bois d’un arc dont vos bras étendus font la corde et d’où votre amour, tel qu’une flèche, a de telle sorte percé mon cœur qu’il n’y a que la mort qui soit capable de guérir une si grande et si heureuse blessure ! 

Jean d’Avila Œuvres

P. 496 Discours de l’Amour de Dieu     

Traduction Arnaud d'Andilly

Pierre Le Petit Éditeur, Paris, 1673

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