Un événement positif, salvifique ✎
| 32 Monbrun |
Jésus lui-même n'a pas hésité à réclamer que le calice de sa passion s'éloigne de lui ; Il a même dit au Père : « Tout est possible pour toi » (Marc 14,36). Quand il devint évident que la volonté du Père était que son fils boive cette coupe, et que Jésus eût dit : « Que ta volonté soit faite » (Matthieu, 26,42), l'événement prit une signification totalement différente ; l'abandon de Jésus ne fut pas une simple résignation, ni une acceptation passive. Ce fut un événement positif, salvifique, qui devait amener la venue du Royaume. La prière de Jésus ne fut pas inutile ; sa prière fut entendue. (Hébreux 5, 7). Ce qui, dans le cas contraire, n'aurait été qu'une mort sans signification, devint la semence d'une vie nouvelle.
Georges Montague. Chevauchant le vent. Pneumathèque, éditeur. Octobre 1979. Page 109-110.
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