Vaincue par Jésus-Christ dans le mystère de son crucifiement ✎
![]() |
| 07 Saint-Sauveur-de-Cruzières La Vabre |
De ces principautés et de ces puissances dont Jésus-Christ, selon la parole de saint Paul, que j'ai déjà rapportée, triompha sur la croix, et qu'il désarma, quelle était la plus fière et la plus orgueilleuse ? demande saint Augustin. C'était, répond ce saint docteur, la volonté de l'homme : cette volonté ennemie de la sujétion, cette volonté qui veut toujours être maîtresse d'elle-même, qui suit en tout son penchant, ne cherche qu'à s'émanciper et à se licencier, et qui pour cela se révolte sans cesse contre la loi et contre le devoir. Voilà cette puissance qu'on pouvait justement nommer la principauté du monde, puisqu'elle y régnait au préjudice de Dieu même. Or apprenez, Chrétiens, comment elle a été vaincue par Jésus-Christ dans le mystère de son crucifiement. Ce divin Sauveur est attaché à la croix, et il se soumet à y mourir. Ce n'est pas seulement, remarque saint Chrysostome, par un motif de charité, ce n'est pas par le seul zèle de glorifier son Père, ce n'est pas par un simple désir de sauver les hommes, mais par obéissance : Factus obediens (1) ; et par la plus rigoureuse obéissance : Usque ad mortem, mortem autem crucis. Or, quand je dis par obéissance, je dis par un commandement exprès du ciel ; je dis par obligation, par nécessité, par l'engagement d'une volonté qui n'est plus à elle-même, et qui n'a plus aucun droit sur ses actions : car l'obéissance comprend tout cela.
Louis Bourdaloue, sj
Troisième Sermon sur la Passion de Jésus-Christ

Commentaires
Enregistrer un commentaire
"Ce blog enrichit-il votre regard sur ce patrimoine ? Dites-le nous."