Comme si elle avait présenté à son Fils la peine de toutes les familles et de tous les siècles ✎
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Il ne ressemblait à aucun des crucifix qu’Olav avait vus auparavant. À chaque pas qu'il faisait, la vue de cette image du Christ éveillait en lui des sentiments d'appréhension et de peines infinies. - Ce n'était pas une parabole, c'était une présence vivante. -à l'agonie, aussi sanglant après la flagellation, que si toutes les blessures que les hommes se sont faites les uns aux autres avaient meurtri Sa chair. Le corps penché, comme tordu par la douleur, la tête pendante, les yeux fermés, tout ruisselant du sang qui coulait sous la couronne d'épines pour tomber dans sa bouche gémissante à demi-ouverte.
Sous le crucifix se trouvaient Marie et Jean L'Évangéliste. La mère pressait contre sa poitrine les mains amaigries et croisées l'une contre l'autre, tandis que son regard s'élevait, chargé de douleur, comme si elle avait présenté à son Fils la peine de toutes les familles et de tous les siècles, implorant son assistance. Saint Jean baissait les yeux son visage comme contracté par la méditation de ce mystère ....
Sigrid Unset
Olav Audunssøn à Hestivken p.605
Paris, Stock, 2008

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