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| 47 Nomdieu |
Et on lui apporta un grand nombre de charbons enflammés, c'est-à-dire de prières ardentes faites par les justes ; pour qu'Il choisît parmi elles, et qu'il offrît à Dieu une oblation faite de prières de tous les Saints. Notre-Seigneur, en effet, ne présente à son Père que les prières utiles pour le salut des âmes. Et celles-là même ne sont agréées de la divine Majesté que si elles sont déposées par Lui sur l'autel d'or, qui symbolise sa Passion, dont le souvenir est toujours présent devant le trône de Dieu. De même que l'encens, pour dégager son parfum, doit être mis sur le feu, de même nos prières ne montent jusqu'aux pieds de la divine Majesté qu'à la condition d'être comme versées sur les souffrances de Jésus-Christ. La croix du Sauveur est vraiment l'autel de la liturgie éternelle, sur lequel a été immolée la Victime véritable, dont les autres n'étaient que la figure ; autel étincelant comme l'or parce qu'il est couvert du sang du Christ et constellé de ses plaies ; bois précieux entre tous les bois, comme le chante l’Église, de la même façon que l'or est précieux entre tous les métaux.Dom Jean de Monléon
Le sens mystique de l'Apocalypse, P 137
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