Il est mort pour nous une fois pour toutes ✎
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| 73 Valmeinie. Photo : GF |
Avant sa résurrection, le Christ a réveillé de la mort Lazare et le fils de la veuve de Naïm. Élie a réveillé un mort, mais Élisée en a réveillé deux : l’un allait en procession au tombeau et l’autre déjà enterré. D’une part, ceux-là étant ressuscités sont morts encore une fois, mais, d’autre part, ils attendent l’unique résurrection générale. Le Christ, « les prémices de ceux qui se sont endormis » parce qu’il est ressuscité, « la mort n’exerce plus de pouvoir sur lui », selon les Écritures, car il est mort pour nous une fois pour toutes, ayant supporté la souffrance pour nous. Le Verbe a goûté la mort une fois pour toutes, « la mort sur une croix » et pour nous il est allé volontairement à la mort pour tuer la mort par la mort. Le Verbe s’est fait chair, sans souffrir en sa divinité, mais il a co-souffert avec l’humanité, tout en demeurant incapable de souffrir. La souffrance lui a été attribuée, tandis qu’il demeurait incapable de souffrir. Il était compté comme mort, tout en demeurant immortel, ou mieux dit, tout son être était incapable de mourir, car il a dit : « Je suis la vie ». La vie ne meurt plus, mais est venue pour donner la vie, supportant la mort pour nous, car la vie ne nous est pas venue par l’homme, ni l’espoir par la chair : « Car le Seigneur dit : ’Maudit l’homme qui se confie en l’homme. Il sera comme un chardon dans la steppe’ ».
Saint Épiphane de Salamine
Ancoratus (L’homme bien ancré) Ch. 92

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