Le sacrifice du Calvaire a été le principe de notre rédemption ✎
| 09 Coussa |
Le sacrifice du Calvaire a été le principe de notre rédemption, celui de l’autel nous applique à chacun en particulier les grâces que Jésus en mourant a méritées aux hommes de tous les siècles. Dans nos églises nous voyons donc la reproduction réelle et certaine du sacrifice de la croix. Sur la croix l’âme du Sauveur se sépara de son corps, sur l’autel son corps adorable se présente à nous sous les espèces du pain et son sang divin sous les espèces du vin ainsi séparés l’un de l’autre et dans un état de souffrance et de mort. Nous voyons donc sur l’autel la reproduction exacte mais non sanglante de ce qui se passa sur la croix. L’autel nous enrichit des mérites de la croix, la croix est la source, l’autel le canal des grâces. Il n’est rien d’aussi excellent, d'aussi sublime que le sacrifice de la Messe si l’on en considère l’essence, car Jésus Christ en est tout à la fois le prêtre et la victime.
Charles Clémens
L'amour du
divin crucifié : méditations sur la douloureuse passion de Notre-Seigneur ... P 35
Paris, Librairie Catholique internationale de l’Œuvre de Saint Paul, 1887
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