Le signe sacré d’un sacrifice invisible ✎
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Institution du sacrifice eucharistique Tout sacrifice visible est le sacrement, c'est à dire le signe sacré d'un sacrifice invisible. Ainsi le sacrifice ineffable que le Christ fait de lui-même, tant dans l'auguste mystère de nos autels que sur l'autel de la croix, est le signe du sacrifice invisible et ineffable qu'il fait continuellement de lui-même dans le temple immense de son Cœur. In templo latissimo Cordis sui. Dans ce temple auguste il s'est continuellement offert en sacrifice depuis le premier instant de sa conception jusqu'à celui de sa mort d'une façon qui surpasse la portée de toute intelligence créée. Toute la vie du Christ a donc été une messe très solennelle dans laquelle Jésus était tout à la fois le temple, l'autel, le prêtre, l'hostie et le Dieu acceptant le sacrifice. Il s'offrait et s'immolait dans la nature humaine qu'il s'est unie lui-même en sa nature divine ; il acceptait le sacrifice et par la vertu de ce sacrifice il nous transformait en lui. C'est ce que nous rappelle la transsubstantiation qui s'accomplit en ce mystère. Et cette messe a été célébrée par toutes les puissances de l'âme du Christ et par toutes les entrailles de sa charité avec une telle ferveur que par elle sont devenus acceptables nos sacrifices. Que le prêtre donc qui se prépare à célébrer s'efforce d'entrer dans le temple du Cœur de Jésus, qu'il s'unisse à son ardente charité car c'est l'amour du Cœur de Jésus et l'offrande qu'il fait de lui-même qui consacrent et vivifient notre amour et notre offrande. Puisse le prêtre être consumé et liquéfié par les ardeurs de la fournaise du Cœur de Jésus ! L. 4 ch. 5
Fr Ubertin de Casal, L'Arbre de la vie crucifiée
Cité par Henri de Grèzes, Le Sacré Cœur de Jésus. Études Franciscaines. Delhomme et Briguet, Paris, 1890, pp. 117-118
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