Par la Croix, le voile de ce monde s'est déchiré ✎
| 05 Arvieux, Col de Furfande. Photo : GF |
Par l'homme, l'univers est appelé à devenir « l'image de l'image » (Grégoire de Nysse). C'est dire que la situation du cosmos, sa transparence ou opacité, sa libération en Dieu ou son asservissement à la corruption et à la mort dépendent de l'attitude fondamentale de l'homme, de sa transparence ou opacité à la lumière divine et à la présence du prochain. C'est la capacité de l'homme qui conditionne l'état de l'univers, du moins initialement et maintenant en Christ, nouvel Adam, dans son Église. Voilà pourquoi il fallait que Jésus meure (Jn11, 51-52), qu'il se dépouille de sa divinité pour entrer en toute humilité dans la condition humaine (Ph2, 7) de sorte que par la Croix, le voile de ce monde s'étant déchiré et la mort même devenant puissance de résurrection, l'homme retrouve toute sa dimension du Kath'olon -1- puisque le Christ ayant récapitulé la totalité de l'humanité et de l'univers, représente en archétype ce que nous sommes. On peut donc affirmer avec assurance que pour nous, ce moment essentiel de la crucifixion (comme d'ailleurs les autres moments de l'histoire de notre salut) ne revêt pas seulement une importance historique mais aussi méta-historique (Olivier Clément).
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