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64 Orthez
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En tous ces regards, Seigneur me
prosternant tout plat sur ce Bois où vous estes attaché, je vous y adore, je vous y reconnais
pour mon Dieu et mon Rédempteur et je fais état dorénavant de régler mes meurs
sur votre vie ; espérant que comme le petit Enfant de la Veuve mort et appliqué sur le Corps d'Elisée, la bouche sur sa
bouche, les pieds sur ses pieds, les mains sur ses mains etc., reprit sa vie, qu’aussi, ô mon Sauveur, en
vous baisant sur votre Croix et mettant
ma bouche sur votre bouche et mon cœur
sur votre cœur, je marcherai comme vous, je parlerai comme vous et je participerai tout à fait à votre Divine et céleste vie. C’est ainsi qu’il faut traiter avec
la Croix de Notre Seigneur et avec le Crucifié.
Antoine Caignet
Paris, Chez Georges Josse, 1669
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