Éblouis, ils se prirent au feu de la divinité ✎
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| 68 Ribeauvillé. Photo : PF |
Avec des clameurs d’allégresse, des chœurs mélodieux,
Nous chantons pour toi l’hymne des séraphins :
Triple guirlande pour le Seigneur en trois personnes,
Pour la nature consubstantielle de la Trinité.
Ici-bas, la Lumière du Père s’est levée dans le monde :
Elle jaillit du Père, inséparable du Fils.
Le Fils consubstantiel a pris part à la création ;
Aimable bien-aimé, il partage l’honneur du Père.
Aujourd’hui celui qui créé de neuf les fils d’Adam,
S’en vient achever l’œuvre du Verbe qui prit chair.
Aujourd’hui, au Cénacle, par sa volonté souveraine,
Il se manifeste aux apôtres, en ces langues de feu.
Ayant bu la coupe joyeuse de la vigne vivante,
Éblouis, ils se prirent au feu de la divinité.
Raisin pressé sur le bois de la croix,
C’est aujourd’hui le vin nouveau planté dans Sion la
Sainte.
Aujourd’hui l’Esprit couronne la troupe de Pierre
D’un diadème royal, rayonnant de lumière.
Sion résonne aujourd’hui d’un message de joie
Pour toutes les nations dans la ville de Jérusalem.
Par ces langues de feu, la terre se renouvelle,
Elle danse dans l’allégresse parmi les chants des anges.
Attribué à Grégoire de Narek
In Trésor
des fêtes, Hymnes et Odes de Grégoire de Narek. 2014 Annie
et Jean-Pierre Mahé

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