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30 Sanilhac. Photo : EP
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La vaine gloire, l'envie, la colère, la tristesse,
l'avarice, la gourmandise et la luxure, voilà les filles de l’orgueil ; elles
suivent leur père, et souillent la demeure où elles pénètrent. Mais quelle
relation avons-nous avec elles ? Quel rapport entre le temple du Seigneur et
les idoles ? Grâce à Dieu, nulle société n'existe entre elles et nous ; en
dépouillant le vieil homme avec ses œuvres, nous les avons fait périr par le
glaive de la vraie confession et de la pénitence ; que l'orgueil n'ait
désormais aucun pouvoir sur nous, lui qui a fait d'un archange un démon, et du
premier homme, une créature impie et rebelle envers son créateur. Que la vaine
gloire n'ait rien à réclamer en nous qui, depuis le jour de notre conversion,
avons commencé à nous glorifier dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ,
en disant avec l'Apôtre : Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en
autre chose qu'en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est
crucifié pour moi, et moi, je suis crucifié pour le monde (Gal. VI, 14).Guerric d’Igny
Cinquième sermon (a) pour le jour de la purification de
la Bienheureuse Vierge Marie.
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