L'amour conjugal bâti sur la Croix 2 ✎

31 Gardouch
Lorsque les fiancés se rendent à l’Église, ils apportent
un crucifix. Ce crucifix est béni par le prêtre et au cours de l'échange des
consentements, il revêt une importance centrale. En effet la fiancée pose sa
main droite sur la Croix. À son tour le fiancé pose sa main sur celle de sa
fiancée, et les deux mains se trouvent ainsi réunies sur la Croix, fondée sur
la Croix. Le prêtre pose son étole sur les mains des fiancés qui prononce alors
leurs consentements et se promettent fidélité selon le rite de l’Église. Après
cela, les mariés ne s'embrassent pas mais ils embrassent
la croix. Ils savent
qu'ils embrassent la source de l'amour. Celui qui s'approche et voit leurs
mains étendues sur la Croix comprend que si le mari abandonne sa femme et si
aussi la femme abandonne son mari alors c'est la Croix qu'ils lâchent. Et
lorsqu'on a lâché la Croix, il ne reste rien, on a tout perdu, car on a lâché
Jésus, on a perdu Jésus.
Après la cérémonie, les mariés rapportent ce crucifix et lui donne une place d'honneur dans la maison. Il deviendra le centre de la prière familiale car ils ont la conviction que la famille est née de cette croix.
Si un problème survient, si un conflit éclate, c'est devant cette Croix que les époux viennent trouver secours. Ils n’iront pas chez un avocat, ils ne consulteront pas un diseur de bonne aventure ou un astrologue. Ils ne compteront pas sur un psychologue pour régler leurs affaires. Non, ils iront devant Jésus, devant la Croix. Ils se mettront à genoux, et c'est devant Jésus qu’ils verseront leurs larmes, qu'ils crieront leurs souffrances et surtout échangeront leur pardon. Ils ne s'endormiront pas le cœur lourd, car ils auront eu recours à leur Jésus, au Seul qui a la puissance de sauver.
Ils apprendront à leurs enfants à embrasser la Croix chaque jour et à ne pas se coucher comme des païens sans avoir remercié Jésus. Pour les enfants, aussi loin qu'ils s'en souviennent, Jésus est l'ami de la famille, que l'on respecte et que l'on embrasse. Ses enfants ne reçoivent pas de « nounours » à étreindre durant la nuit pour se sentir en sécurité mais ils disent « bonne nuit » à Jésus et embrassent la Croix. Ils s’endorment avec Jésus, et non avec une peluche. Ils savent que Jésus les garde dans ses bras et qu'ils n'ont rien à craindre. Leurs peurs s'éteignent dans leur baiser à Jésus.
Frères Pierre et Raymond Jaccard, 25 août 2018
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