Giunto è già’l corso… ✎
| 40 Doazit |
Porté sur un fragile esquif au milieu d’une mer orageuse, j’arrive, sur le soir de la vie, au port commun où tout homme vient rendre compte du bien et du mal qu’il a fait.
Je reconnais combien, dans son idolâtrie pour les arts, mon âme passionnée fut sujette à l’erreur ; car il n’y a qu’erreur dans les terrestres affections de l’homme.
Pensers d’amour, si doux et si frivoles, que deviendrez-vous maintenant que je m’approche de deux morts, l’une certaine et l’autre menaçante ?
Ni la peinture ni la sculpture ne me charmeront plus désormais. Mon âme s’est livrée tout entière à l’amour de Dieu qui ouvrit ses bras sur la croix, pour nous y recevoir
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