La victoire se trouvait du côté de la croix. ✎
| 31 Clermont-le-Fort |
— Quels sont ces signes ? me demanda Tryphon.
— Dans la guerre du peuple hébreux contre Amalec, tandis que le fils de Nave, nommé Jésus, était à la tête de l’armée, Moïse priait les bras étendus ; Or et Aaron les soutinrent dans cette position pendant tout le jour, de peur qu’ils ne vinssent à tomber de lassitude. Si la position de Moïse perdait quelque chose de la forme d’une croix, le peuple était vaincu, ainsi que nous l’apprenons des livres mêmes de ce saint prophète ; mais tant qu’il persévérait dans cette attitude, Amalec perdait l’avantage : ainsi la victoire se trouvait du côté de la croix.
Mais ce n’est pas tant cette position de Moïse, pendant sa prière, qui faisait triompher le peuple hébreu, que le nom de Jésus qui se trouvait à la tête de l’armée, lorsque Moïse représentait sa croix sur la montagne. Qui ne sait que la prière la plus efficace est celle qui se fait avec larmes et gémissements, le genou en terre et le corps incliné ! Dans la suite, ni Moïse, ni aucun autre, ne prît sur la pierre cette attitude en forme de croix pendant sa prière.
Et la pierre ici n’est-elle pas encore un signe qui représente le Christ et ne convient qu’à lui ?
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