La perfection de notre salut était réservée à notre Christ
✎| 84 Violès |
Et il y avait là un homme ayant une main desséchée. Cet homme est une image de tous les hommes, sa cure est celle de tous les hommes, son retour à la santé est le rétablissement de la santé longtemps différé de tous les êtres humains. La main de l'homme était affligée plus par la paralysie de la foi que par le dessèchement des nerfs, et plus par le remords de la conscience que par la défaillance de l'organisme. Cette maladie était suffisamment ancienne : elle remontait au début du monde, et ne pouvait être guérie ni par la science médicale ni par la philanthropie. Elle avait été contractée par la juste indignation de Dieu quand la main avait touché ce qui était défendu, quand elle avait aspiré présomptueusement à ce qui n'était pas concédé, quand elle s'était étendue jusqu'à l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Elle avait besoin non d'un charlatan qui lui appliquerait un cataplasme, mais de son Auteur, de Celui qui pourrait révoquer la condamnation portée, délier par Son pardon ce que Son indignation avait lié. Dans cet homme, apparaît l'ombre seulement de notre santé. La perfection de notre salut était réservée à notre Christ, car la sécheresse de notre main a été guérie par la miséricorde quand elle a été versée dans le sang rouge de la passion du Seigneur, quand le Seigneur a été étendu sur le bois vivifiant de la croix, a extirpé de la douleur une vertu fertile et féconde, quand Il a embrassé tout l'arbre du salut, quand le corps du Seigneur a été supplicié aux montants et traverses de la croix, pour que l'homme ne retourne jamais à l'arbre de la concupiscence et à l'aridité de la volonté.
Saint Pierre Chrysologue. 32e Sermon : de celui qui avait la main sèche et aride, p. 172.
Commentaires
Enregistrer un commentaire
"Ce blog enrichit-il votre regard sur ce patrimoine ? Dites-le nous."