Il était doux dans l’étable de Bethléem
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| 73 Valloire. Photo: GF |
Il était doux dans ses paroles dans ses regards dans ses actions dulcis in voce Jesus dulcis in facie dulcis in opere. Il était doux dans l’étable de Bethléem, doux à Nazareth où on l’avait surnommé la douceur, doux dans les labeurs de sa vie apostolique, doux pendant sa Passion et sur le bois de la Croix, sur l’autel de son sacrifice. Or Jésus continue à l’autel cette vie de douceur. Comme dans l’Eucharistie il est bon, bienveillant toujours et pour tous. Il accueille les enfants au beau jour de la première communion et il se donne à eux avec plus de bonté qu’aux enfants de Jérusalem ; il accueille les pécheurs repentants, il les comble de grâces pour qu’ils puissent vite et complètement recouvrer l’innocence, il se plie aux volontés des fidèles et parcourt quand ils le veulent les rues des cités et des bourgades, semant les bénédictions sur ses pas. Il va avec empressement visiter les malades, les consoler, les fortifier à l’heure terrible du passage de cette vie à l’éternité ; il donne audience à qui veut lui parler et ses entretiens sont pleins d’une ineffable suavité. Il gouverne le monde du fond du Tabernacle et le Tabernacle est silencieux. Sa voix plus douce que la plus légère des brises passe sur les âmes tantôt comme un encouragement, tantôt comme une consolation, tantôt comme un tendre reproche.
Abbé Ch. Rolland Le Paradis sur Terre ou le Mystère Eucharistique P. 304 Paris, Lecoffre, 1897

C’est magnifique !
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